Alerte sur la chirurgie des enfants

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Trop d'hôpitaux manquent de spécialistes. Des solutions permettraient pourtant de garantir partout une bonne prise en charge.

En chirurgie comme dans d'autres spécialités médicales, les enfants ne devraient pas être considérés comme des adultes miniatures. "Nous voyons encore trop de jeunes patients mal pris en charge par des chirurgiens non spécialisés", déplore le Pr Benoit de Billy, président du Collège des enseignants de chirurgie pédiatrique. Avec parfois de lourdes conséquences, selon cet expert. Des exemples ? Des petits opérés en orthopédie avec des plaques et des vis destinées aux adultes, risquant à terme de gêner la croissance des os ; des broches posées quand un plâtre aurait suffi ; ou encore des polytraumatisés légers lors d'accidents de la route à qui on enlève la rate pour éviter une hémorragie, alors qu'en pédiatrie elle peut quasiment toujours être préservée...  

C'est un fait : traiter les enfants correctement demande, pour de nombreuses pathologies, des compétences spécifiques, une formation adéquate et une pratique régulière. Parce que c'est aujourd'hui loin d'être le cas partout, les représentants des chirurgiens infantiles ont tiré le signal d'alarme sur les difficultés de leur profession à l'occasion d'un colloque organisé le 10 octobre à l'Académie de chirurgie. Un enjeu de taille, puisqu'il en va de la qualité des soins délivrés aux plus jeunes.  

D'énormes disparités régionales

Premier problème, les chirurgiens pédiatriques, en orthopédie comme en digestif, restent trop peu nombreux, et mal répartis sur le territoire. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes, 23% des postes seraient vacants. "Seule la moitié des centres hospitalo-universitaires atteignent ou dépassent les effectifs nécessaires au bon fonctionnement des gardes, soit cinq spécialistes de chirurgie orthopédique pédiatrique, et cinq chirurgiens digestifs", détaille le Pr de Billy, auteur d'une étude sur le sujet. 

Si, sans surprise, les hôpitaux de Paris, Lyon et Marseille sont bien dotés, des établissements comme Poitiers ou Limoges connaissent de grosses difficultés d'organisation. De même, nombre ...Lire la suite sur L'Express.fr

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