Alençon: enquête ouverte pour établir le lien entre deux interpellations et les violences urbaines

·2 min de lecture
Treize véhicules ont été incendiés à Alençon.  - BFMTV
Treize véhicules ont été incendiés à Alençon. - BFMTV

L'enquête ouverte après la nuit de violences urbaines à Alençon doit notamment servir à "établir de façon formelle un lien" entre une double interpellation qui s'est déroulée le matin même et les troubles à l’ordre public. Un lien de cause à effet qui a déjà été établi par la préfète de l'Orne.

Lors d'une conférence de presse mercredi, Françoise Taheri a déclaré que les agitations nocturnes avaient fait suite à des "interpellations en flagrance de trafiquants de drogue". Le maire d'Alençon, Joaquim PueyoIl, s'est dit lui aussi convaincu que ces violences étaient "une réponse" de "tous ceux liés de près à ce trafic de stupéfiants".

"C'est un lien que l’on peut envisager de faire en raison de la quasi-simultanéité des événements", confirme ce vendredi le parquet d'Alençon dans un communiqué que BFMTV.com s'est procuré.

"Actions inadmissibles"

Mardi 26 octobre, à 10h40, deux individus ont en effet été interpellés alors qu'ils concluaient une vente de stupéfiants. Une femme, majeure, était venue acheter du crack - pour une valeur de 30 euros - à un mineur de 16 ans, dans le quartier de Perseigne à Alençon. Sur ce dernier, les policiers ont trouvé 500 grammes de résine de cannabis, 92 grammes d'herbe, 165 grammes d'héroïne, entre autres, ainsi qu'un "pistolet automatique calibre 9 mm sans munition", précise le procureur de la République.

À partir de 22h30 dans ce même quartier, une trentaine de personnes au visage masqué se sont livrées "à des actions inadmissibles" en brûlant 13 véhicules et en tirant au mortier vers les gendarmes et policiers présents sur place.

Le lendemain soir, ces troubles se sont poursuivis et ont donné lieu à l'ouverture d'une deuxième enquête.

Jusqu'à 10 ans de prison

"Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu", souligne le parquet, précisant que les investigations "peuvent être longues: il faudra procéder en effet à l’exploitation des vidéosurveillances et à l’analyse de différents prélèvements réalisés par la police technique et scientifique."

Le procureur de la République, François Coudert, a fait savoir que "les fauteurs de troubles s’exposent à de lourdes sanctions pénales", allant jusqu'à dix années d’emprisonnement. "Je leur rappelle solennellement qu’ils ne peuvent jouer avec la vie ou avec l’intégrité physique des policiers ou des pompiers en leur tirant dessus avec des feux d’artifice de type mortier, pas plus qu’ils ne peuvent s’attaquer aux biens de nos concitoyens", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles