Alcool, tabac, cannabis : la pandémie accélère la chute des usages chez les élèves de troisième

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La pandémie a créé un contexte où "il y a eu moins de fêtes, moins d'occasion de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations" de l'alcool, du tabac et du cannabis, explique à l'AFP Julien Morel d'Arleux, le directeur de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT)

La pandémie, avec son cortège de confinements et de restrictions sanitaires, a réduit la vie sociale des adolescents en France et engendré une "baisse importante" de la consommation d'alcool, de tabac et de cannabis chez les élèves de troisième, selon une étude publiée le 12 janvier 2022. Confinements successifs, couvre-feux, classes en demi-groupes... La pandémie a créé un contexte où "il y a eu moins de fêtes, moins d'occasion de sociabiliser, ce qui a sans doute décalé les expérimentations", explique à l'AFP Julien Morel d'Arleux, le directeur de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui dévoile une enquête réalisée auprès de 2.000 élèves de troisième lors du premier trimestre 2021. L'épidémie de Covid-19 a ainsi "accentué les tendances baissières qu'on observe depuis une dizaine d'années" chez les plus jeunes, ajoute-t-il. Une évolution "encourageante", alors que la France reste parmi les premiers pays consommateurs de substances psychoactives en Europe.

L'alcool reste populaire chez les collégiens

Selon l'étude réalisée par questionnaire anonyme, le nombre d'élèves de troisième n'ayant jamais bu d'alcool a doublé entre 2010 et 2021, passant de 16,8% à 35,9%. La consommation d'une boisson alcoolisée au cours du dernier mois, déclarée par 31,8% des élèves, atteint elle aussi son plus bas niveau depuis 2010. L'alcool reste la substance psychoactive la plus populaire chez ces collégiens avec 64,1% d'expérimentateurs en 2021, contre 75,3% trois an auparavant.

De plus en plus ringard, le tabac séduit aussi beaucoup moins : 29,1% des adolescents de troisième déclarent avoir déjà fumé une cigarette, contre 37,5% en 2018 et 51,8% en 2010. Le tabagisme quotidien chez les jeunes de cet âge a lui été divisé par quatre au cours des onze dernières années. "Il y a encore un effort à mener sur la vente dans les bureaux de tabac et les magasins", estime son directeur. "En France, il n'y a pas de culture du contrôle de la pièce d'identité des jeunes, con[...]

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