"Albert", le petit journal d'actu pour enfants venu de Clermont-Ferrand qui cartonne pendant le confinement

À Clermont-Ferrand, la maison d'édition La poule qui pond voit ses ventes en ligne s'envoler depuis le reconfinement. Parmi ses meilleures ventes, le petit journal illustré Albert. Ce bi-mensuel répond aux questions des enfants en décryptant, à leur hauteur, avec des mots simples, les actualités du quotidien. Et en ce moment, le grand sujet c'est évidemment l'épidémie de Covid-19 qui alimente les colonnes du journal.Trouver le juste équilibre Albert s'adresse aux jeunes lecteurs à partir de 8 ans. Un public avide de réponses claires, faciles à lire et à comprendre. La ligne éditoriale organisée sous forme de chapitres, dossiers et illustrations, propose un savant mélange d'informations sur divers thèmes d'actualité. Dernièrement, les petits lecteurs ont pu notamment s'informer sur la liberté d'expression mais aussi en savoir un peu plus sur l'épidémie de coronavirus. "Il ne faut pas leur faire peur, il faut trouver le juste équilibre pour leur expliquer que c'est une maladie qui peut être grave et toucher tout le monde", explique la journaliste Julie Lardon. Informer tout en s'amusant, Albert, c'est aussi une mine d'anecdotes insolites ou des faits de la grande Histoire. Ainsi apprend-on que le réseau internet a vu le jour le 29 octobre 1969 ou encore que le président des Etats-Unis est élu au terme de cinq étapes. Des pépites que toute la famille peut dévorer à n'importe quelle heure de la journée. Tous ces articles sont illustrés par des dessins originaux réalisés par un illustrateur jeunesse différent à chaque parution.Explosion de ventes grâce au confinement Si la seconde mesure de confinement impacte fortement les librairies (contraintes à la fermeture), le secteur de l'édition tire, pour le moment, son épingle du jeu. Spécialisée dans la littérature jeunesse, La poule qui pond reçoit en effet de nombreuses commandes par internet. Les employés enregistrent une quarantaine de livraisons par jour alors qu'en période normale, ce service n’avoisine pas plus d'une dizaine de commandes aux particuliers. En seulement deux semaines, la vente en ligne a déjà rapporté 10 000 euros à la maison d'édition. Un chiffre jamais atteint depuis la création du site il y a trois ans. Mais cet envol n'empêche pas la petite équipe de souffrir de la crise sanitaire. "On n'a pas les salons, ça représente plus de 25 000 euros en chiffre d'affaires, ce qui est énorme pour une petite maison d'édition. On perd du contact avec nos auteurs, et en plus, on a la fermeture des libraires indépendantes", déplore Valentin Mathé, responsable de la maison d'édition. Pour que l'année se finisse bien, toute l'équipe espère la réouverture des librairies le 1er décembre.