Alan Roura : "Sans ma fille je n’aurais pas fini ce tour du monde"

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À 27 ans, Alan Roura, dix-septième du Vendée Globe est aussi le benjamin de cette légendaire course à la voile sans escale et sans assistance. Avec sa compagne, Aurélia, le navigateur revient sur ses 95 jours en mer.

Paris Match. Vous en êtes à votre deuxième participation, cette édition était-elle plus compliquée que la précédente ?
Alan Roura. La première fois c’était une découverte, la grande inconnue. Avec l’équipe, nous étions partis pour faire un tour du monde sans se poser la question de la course. Je me suis pris au jeu au fur et à mesure des jours passés en mer. Cette édition était différente, avec des situations météos délicates en début de course. Je ne suis pas parti trop vite. J’ai raté le premier wagon rapidement, mais j’ai réussi à recoller en rentrant dans le grand sud. J’ai ensuite eu ma grosse avarie de quille et depuis, ça a été l’hécatombe. J’ai passé les trois quarts de la course dans le mal. Je n’avais plus l’outil pour courir ni les cartes en mains pour prendre du plaisir à naviguer. Ça n’a pas été facile.

Avez-vous tout de même pris du plaisir lors de votre tour du monde ?
Alan Roura. L’équipe m’a poussé à arrêter de broyer du noir. Au départ, je voyais la flotte remonter. Je ne pouvais rien faire ni aller plus vite. Ça a été très dur à accepter. Mais quand d’autres concurrents se sont collés à moi, ça m’a boosté pour finir la course. J’avais une carotte. Même s’ils allaient plus vite, tout le temps, je trouvais des solutions, des nouvelles alternatives pour avancer avec le bateau.
Aurélia Mouraud. Ça a mis du temps. Alan a commencé à aller mieux après le passage du Cap Horn. Jusque-là, nous avions du mal avec l’équipe à trouver les mots. Nous nous sommes aperçu qu’Alan n’avait plus aucun recul. Il voyait juste les bateaux s’échapper et son classement stagner. Malgré les retours unanimement positifs du public, des sponsors, et de la famille ce n’était pas facile pour lui. Je me suis retrouvée un peu(...)


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