Alain Soral à nouveau condamné pour négationnisme

M.F
L'essayiste d'extrême droite Alain Soral a été condamné jeudi à Paris à 6.000 euros d'amende pour avoir publié et mis en vente sur son site une affiche jugée négationniste, diffamatoire et incitant à la haine envers les juifs

L’essayiste d’extrême droite avait publié et mis en vente sur son site une affiche négationniste, diffamatoire et incitant à la haine envers les juifs.


Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que l’affiche intitulée «Pornographie mémorielle» publiée et mise en vente par l’essayiste d’extrême droite Alain Bonnet - dit Soral - était bien négationniste et l’a condamné jeudi à 6 000 euros d’amende.

Le responsable de la boutique en ligne de l’association «Égalité et réconciliation», Julien Limes, a lui écopé d’une amende de 2 000 euros pour complicité. Les deux hommes devront, en outre, verser 2 000 euros à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, partie civile et à l’origine de la plainte dans ce dossier.

L’affiche incriminée et intitulée «Pornographie mémorielle» représente une femme vêtue d’une guêpière, avec des étoiles de David sur la poitrine, devant une représentation de l’entrée du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Cette femme tient en outre des pièces de monnaie dans une main et un soutien-gorge dans l’autre.

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Une «provocation à la haine raciale»

Dans son analyse, le tribunal a relevé que cette femme symbolisait le judaïsme et que le dessin, mis en vente sous forme d’affiche ou d’autocollant, stigmatise «l’ensemble de la communauté juive», accusée de «marchander le souvenir de la Shoah pour obtenir de l’argent». Il a estimé par ailleurs que l’internaute «est manifestement incité à éprouver un sentiment d’hostilité et de rejet vis-à-vis de l’ensemble des personnes de confession juive», ce qui constitue bien une «provocation à la haine raciale» selon lui.

Enfin, le tribunal a relevé le caractère négationniste du dessin, qui tourne «en dérision les victimes juives de la Shoah» et «renvoie les crimes contre l’humanité dans le domaine de l’imaginaire et de l’illusion».

Pour autant le tribunal n’a pas ordonné le retrait de l’affiche, qui (...)

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