Alain Reynes : "Il faut se former à la présence de l’ours"

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Le 20 novembre, dans la vallée d’Estours (Ariège) un chasseur a abattu une ourse après que celle-ci l’a agressé pour protéger ses petits. Hospitalisé, l’homme devrait se remettre de ses graves blessures. Interrogé par Sciences et Avenir, Alain Reynes revient sur cet incident.

Lors d'un accrochage survenu le 20 novembre en Ariège, un chasseur blessé par une ourse l'a ensuite tuée. Les circonstances de cet accident rarissime restent à éclaircir. Mais pour le directeur de l’association , Alain Reynes, cet évènement démontre qu’il faut plus que jamais former les utilisateurs de la montagne à la présence de l’espèce.

Sciences et Avenir : Que savez vous des circonstances de l’accident ?

Alain Reynes : Pas plus que ce qui se dit dans la presse. Mais il va falloir enquêter pour comprendre ce qui s’est passé. On ne peut se contenter de dire qu’il y a eu légitime défense. En étudiant l’enchaînement des faits, on pourra reconstituer les évènements qui ont précédé la rencontre. Et en tirer toutes les leçons pour que ça ne se reproduise plus.

Est-ce que ce type de chasse à la battue provoque plus aisément ce genre d’accident ?

En cette saison, les chasses à la battue visant principalement les sangliers sont très nombreuses. Ces petits groupes de 5 à 10 personnes sont constitués en rabatteurs et tireurs et il peut arriver qu’un ours soit présent dans ces zones de rabattage. Il n’y a pas de problème pour un mâle qui a les capacités physiques de s’extraire du piège. C’est plus difficile pour une femelle suitée stressée par le bruit et qui doit protéger ses petits. C’est le troisième évènement que nous répertorions. En 1997 l’ourse Melba et en 2004 l’ourse Cannelle ont été tirées lors de battues. Nous ne condamnons absolument pas ce type de chasse. Mais non préconisons une formation des chasseurs.

Quelle est la bonne attitude à adopter lors d'une rencontre?

Tomber sur des oursons doit provoquer un éloignement immédiat et rapide. La mère n’est jamais loin comme vient de le prouver l’accident de ce week-end. S’il y a une charge, il faut tirer en l’air, ce qui est facile à dire de son canapé, je le reconnais. Il y a déjà eu assez fréquemment ce genre de rencontres lors de ces chasses, et les tirs en l’air ont été efficaces. On n’en parle pas parce qu’il ne [...]

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