Alain Peyrefitte : « Le JT se faisait dans le bureau du ministre »

Par Florent Barraco
·1 min de lecture
Alain Peyrefitte, invité dans « Bains de minuit ».
Alain Peyrefitte, invité dans « Bains de minuit ».

Ministre du général de Gaulle, de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d'Estaing, Alain Peyrefitte est une figure de la politique française. L'ancien diplomate, auteur d'un passionnant C'était de Gaulle, était invité à quelques semaines de la présidentielle de 1988 aux Bains Douches pour une émission de Thierry Ardisson (visible sur la chaîne ArdiTube).

Avant d'évoquer l'actualité politique, l'ex-ministre de la Justice (1977-1981) explique sa position sur la peine de mort et pourquoi il ne l'a pas abolie. « La peine de mort me fait horreur. Mais, au moment où j'étais garde des Sceaux, je n'avais pas de majorité au Parlement pour faire voter l'abolition et il ne fallait pas ôter aux Français ce qui était la clé de voûte de leur système pénal. »

Nous sommes dans un pays libéral. Je ne pensais pas possible qu?on fasse ça.

Tout aussi polémique, la liberté d'expression dans les médias sous le général de Gaulle. Si la presse écrite était hostile au président de la République, la radio et la télévision étaient soumises. Une rumeur enfle : le ministre de l'Information dictait le journal télévisé de l'ORTF au présentateur (dont le grand Léon Zitrone). Peyrefitte, qui occupa ce poste entre 1962 et 1966, confirme. « C'est vrai que cela se faisait. J'étais le 33e ministre de l'Information depuis la guerre. Le JT se faisait dans le bureau du ministre de l'Information. Quand je suis arrivé, on m'a montré de petites sonnettes : l'une renvoyait sur la ligne du directeur gén [...] Lire la suite