Alain Nemarq, président de Mauboussin : «La concurrence est partout, chez Leclerc comme chez Louboutin…»

Propos recueillis par Adeline Daboval (@adaboval)
Paris (VIIIe), le 22 Janvier. Alain Nemarq, président de Mauboussin, dans son bureau au siège de la société

Homme de marketing, Alain Nemarq a repris en main la maison de joaillerie de luxe, l’a fait descendre dans le métro et à l’arrière des bus. Un pari qui porte ses fruits.


A l’origine professeur à HEC, comment êtes-vous arrivé à la tête de Mauboussin ?

ALAIN NEMARQ. En 1982, on m’a proposé de faire partie de l’opération de restructuration des textiles Boussac Saint Frères. J’ai travaillé ensuite dans différentes entreprises avant de faire la connaissance en 2001 de Dominique Frémont, alors actionnaire minoritaire de Mauboussin. La société avait un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros pour 20 millions d’euros de pertes. J’avais déjà restructuré plusieurs entreprises. J’ai été chargé de l’audit stratégique, puis Dominique Frémont a proposé de m’embaucher. J’ai commencé par six mois à mi-temps. Puis j’ai appris le métier avec Patrick Mauboussin, pendant deux ans et demi. En février 2002 je suis devenu directeur général, puis président fin 2004.

Mauboussin se place à contre-courant des autres joailliers, c’était votre volonté ?

Je voulais féminiser la maison. Jusqu’alors, on fabriquait essentiellement des trophées que des hommes offraient. Toutes mes copines d’HEC choisissaient elles-mêmes leurs tenues et leurs bijoux. Elles n’attendaient pas qu’on leur offre. J’ai accéléré les collections. On sort des nouveaux produits tous les deux ou trois mois.

Où fabriquez-vous vos bijoux ?

Il y a quatre ans, nous avons rapatrié toute notre joaillerie en Europe, dont 65 % en France. Le reste est en Espagne et en Italie. Je n’ai pas encore trouvé la capacité de production suffisante en France pour pouvoir tout rapatrier.

Que représente aujourd’hui Mauboussin sur le marché ?

De 12 millions de chiffre d’affaires en 2002, nous sommes passés à 75 millions en 2018. Nous le réalisons à 80 % en France. A l’international, les deux tiers de nos ventes sont enregistrées au Japon, mais nous sommes aussi présents à Singapour, Bangkok, Moscou, au Maroc, en Algérie, en Suisse et en Allemagne.

Comment (...)

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