Alain Finkielkraut, l'affaire Olivier Duhamel et la présomption de non-consentement pour les mineurs

Marine Le Breton
·Journaliste au HuffPost
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Le philosophe Alain Finkielkraut en 2019 (Photo: AFP)
Le philosophe Alain Finkielkraut en 2019 (Photo: AFP)

CONSENTEMENT - Dans la loi comme dans les mentalités, il reste un long chemin à parcourir avant que la notion de non-consentement soit réellement prise au sérieux. Et la dernière prise de parole polémique d’Alain Finkielkraut vient le rappeler. Invité ce lundi 11 janvier sur le plateau de “24H Pujadas” sur LCI, le philosophe a livré son sentiment sur l’affaire Olivier Duhamel avec des propos qui n’ont pas manqué de faire bondir les associations de défense des victimes d’inceste et de pédocriminalité.

Le parquet de Paris a ouvert mardi dernier une enquête pour “viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans” après les accusations de Camille Kouchner, qui dénonce dans un livre les agressions incestueuses qu’aurait imposées son beau-père Olivier Duhamel à son frère jumeau quand il était adolescent à la fin des années 1980.

Quand on demande “y a-t-il eu consentement, à quel âge ça a commencé, y a-t-il eu ou non une forme de réciprocité, on vous tombe immédiatement dessus”, s’indigne le philosophe, en dénonçant une société “victimaire”. Ce à quoi David Pujadas lui répond: “parce qu’on parle d’un enfant de 14 ans”. “Et alors? D’abord on parle d’un adolescent, ce n’est pas la même chose, et en plus, même pour spécifier le crime, il faut savoir s’il y a eu consentement. À chaque fois que vous voulez faire une distinction, ça paraît comme une absolution, à chaque fois que vous recherchez la spécificité, on vous accuse à peu près de complicité de crime”, ré...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.