Al Boraq, le TGV marocain au succès stoppé par le coronavirus

Jacques Deveaux

Avec 3 millions de voyageurs en 2019 pour sa première année d'activité, Al Boraq, le train à grande vitesse marocain, est un succès commercial. Lorsqu'il a présenté en novembre 2019 le bilan de la première année d'exploitation du train à grande vitesse, Mohamed Rabie Khlie, le patron de l'Office national des chemins de fer (ONCF), ne cachait pas sa satisfaction. "Depuis qu’Al Boraq est opérationnel, je ne suis plus attaqué par la presse, j’en conclus donc que ce projet est une réussite qui valait le coup d’attendre", lance t-il.

L'année 2020 démarrait sous les meilleurs hospices. Le premier trimestre, la compagnie a transporté près de 9 millions de voyageurs sur l'ensemble de ses lignes. Non seulement la grande vitesse entre Tanger et Casablanca est plébiscitée, mais en plus elle a permis de relancer les transports ferroviaires dans le pays. En glissement sur 12 mois, le chiffre d'affaires passagers était en hausse de 35,3% avec 1,6 milliards de dirhams (165 millions de dollars) fin 2019.

Al Atlas

L'embellie globale du ferroviaire s'explique aussi par une offre étendue et modernisée du réseau classique. Ainsi, l'ONCF a lancé Al Atlas, des trains au départ de Fès vers Nador et Oujda, les deux grandes villes de la région de l'Oriental. L'offre a été récemment étendue aux liaisons Fès-Casablanca et Casablanca-Marrakech. Des (...)

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