Al-Assad mis en cause après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun

Libération.fr

L’histoire a retenu l’attaque au gaz sarin du régime syrien contre sa propre population à la Ghouta, dans la banlieue de Damas, le 21 août 2013. Elle avait fait plus de 1 400 morts. Retiendra-t-elle aussi le nom de Khan Cheikhoun ? Mardi, c’est dans cette petite ville située sur l’axe nord-sud du pays, entre Hama et Idlib (lire page 5), que des «obus contenant du gaz chimique», selon l’opposition syrienne, ont fait au moins 58 morts et fait plus de 170 blessés, selon un bilan provisoire publié mardi soir.

«Nous avons entendu des bombardements. Nous avons accouru dans les maisons et il y avait des familles mortes dans leurs lits. On a vu des enfants, des femmes et des hommes morts dans les rues», a raconté un témoin à l’AFP. Des vidéos montrant des victimes suffocant, notamment des enfants, ont rapidement été diffusées par des militants antirégime. Elles «ont les pupilles dilatées, des convulsions, de la mousse sortant de la bouche», a décrit un secouriste de Khan Cheikhoun à l’AFP. L’hôpital traitant les blessés a lui-même été bombardé.

François Hollande a très vite dénoncé «la responsabilité» du président syrien Bachar al-Assad dans le «massacre».

«Une fois encore, le régime syrien va nier l’évidence. […] Comme en 2013, Bachar al-Assad compte sur la complicité de ses alliés pour bénéficier d’une impunité intolérable», a dénoncé le président français, sans citer nommément la Russie. «Si nous ne pouvons pas encore être certains de ce qui s’est passé, cela a toutes les caractéristiques d’une attaque du régime, qui a utilisé de façon répétée des armes chimiques», a également indiqué dans l’après-midi Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans un communiqué. Theresa May a de son côté demandé l’ouverture d’une enquête.

L’armée russe et l’armée syrienne ont l’une et l’autre démenti avoir mené un raid aérien mardi sur Khan Cheikhoun. La Commission de l’ONU sur les droits de l’homme en Syrie a ouvert une enquête.

La réaction de Washington était la plus (...)

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