Aires naturelles protégées : pourquoi la mesure d'Emmanuel Macron est bancale

"On se rend compte comment les non-décisions ont fait en arriver là", a lâché Emmanuel Macron jeudi matin devant une Mer de Glace bien pauvre en neige. En déplacement à Chamonix (Haute-Savoie), le chef de l'Etat a voulu amorcer le virage écologique de son quinquennat devant le glacier du Mont-Blanc. Il a ensuite inauguré l'Office français de la biodiversité et détaillé les mesures actées mercredi lors du Conseil de défense écologique. Principale annonce : l'augmentation de la surface globale d'aires protégées. "L'objectif est de protéger 30% de notre territoire terrestre et maritime, dont un tiers à un niveau élevé de protection", a-t-il lancé jeudi.

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Plusieurs voix, à commencer par Greenpeace, ont dénoncé "une vaste opération de communication d'Emmanuel Macron pour verdir son image avant les municipales", d'autant que la surface d'aires protégées terrestres est déjà de 29,5% - celle concernant les aires maritimes est de 23,5%. Au-delà des chiffres, l'objectif même d'augmenter le nombre d'aires protégées ne satisfait pas les acteurs du terrain.

Des corridors écologiques plutôt que des réserves supplémentaires?

"En Europe, la biodiversité s'effondre même au sein des réserves naturelles, constate François Letourneux, vice-président du comité français de l'Union internationale pour la conversation de la nature (UICN). C'est une chose de protéger la nature dans une zone déterminée, mais si on ne cesse pas, par ...


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