Air France ne voit pas de retour à la normale avant au moins deux ans

AFP
Avec la pandémie de coronavirus, Air France ne voit pas de retour à la normale financier avant au moins deux ans.

AIR FRANCE - Le directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, ne prévoit pas de retour à une activité normale avant deux ans, à cause de cette pandémie de coronavirus, mais souligne que le prêt de l’État français va permettre “de passer la période la plus difficile”. 

Il annonce aussi, dans un entretien publié ce samedi 25 avril par Les Échos, vouloir “accélérer” la transformation de la compagnie.

Les États français et néerlandais ont promis des aides massives pour sauver Air France-KLM, avec une dizaine de milliards d’euros de prêts directs ou bancaires.

Pour Air France, ces prêts se décomposeront en 4 milliards de prêts bancaires garantis à 90% par l’État et 3 milliards de prêt direct de l’État, “une marque de confiance exceptionnelle dans notre avenir”, a déclaré Benjamin Smith. 

Interrogé sur d’éventuelles demandes  environnementales liées à cette aide, il a souligné que la compagnie avait déjà “l’ambition de réduire de 50 % ses émissions de CO2 à l’horizon 2030”.

Sur le plan de l’emploi, selon Benjamin Smith, “le gouvernement (français) n’a pas fait de demande spécifique, mais il a clairement souligné que cet effort financier est fait avant tout pour soutenir les salariés d’Air France.”

“Grâce à ce soutien (de l’État), nous avons les moyens de passer la période la plus difficile des prochains mois, durant laquelle nos liquidités risquaient d’atteindre un niveau critique, et de continuer à opérer pendant 12 à 18 mois”, explique le dirigeant.

“L’occasion de faire les réformes structurelles”

Benjamin Smith rappelle que l’activité d’Air France ne représente actuellement “plus que 2% à 3% du programme normal d’un mois d’avril” et estime que le retour à la normale n’interviendra “pas avant deux ans, peut-être même un peu plus”.

“Cela dépendra de la réouverture des frontières, mais aussi du temps qu’il faudra à nos clients pour revenir dans les avions”, explique-t-il. 

Benjamin Smith veut “faire de cette crise l’occasion de faire les réformes structurelles que...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post