Air France: début de la consultation salariale sur fond de grèves

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Des avions de la compagnie Air France sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le 16 avril 2018 au nord de Paris

Paris (AFP) - La consultation à Air France sur le projet d'accord salarial, contesté par une majorité de syndicats, dont ceux des pilotes appelant à quatre journées de grève en mai, a débuté jeudi à 10H00 et se terminera le 4 mai à 18H00, a indiqué à l'AFP la direction de la compagnie.

Les 46.771 salariés d'Air France (sous contrat français) sont invités à répondre à la question posée par le président Jean-Marc Janaillac, qui a mis sa démission dans la balance: "Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l'accord salarial proposé le 16 avril 2018 ?"

Le texte prévoit dès 2018 une augmentation des grilles salariales de 2% (et une enveloppe de 1,4% d'augmentations individuelles au sol), puis 5% supplémentaires étalés sur trois ans, conditionnés aux résultats économiques de l'entreprise.

Le projet d'accord a été rejeté par les onze syndicats appelant à la grève, dont les dix composant l'intersyndicale (CGT, FO, SUD, SNPL, Spaf, Alter, SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF). Cette dernière, à l'exception du Spaf (deuxième syndicat de pilotes) qui préfère boycotter la consultation, "appelle sans ambiguïté à voter NON".

Mercredi soir, les trois syndicats de pilotes (SNPL, Spaf et Alter, non représentatif) ont annoncé de nouvelles journées de grève les 3, 4, 7 et 8 mai pour peser sur les négociations salariales propres aux pilotes. Trois de ces quatre jours tombent en même temps que la grève à la SNCF.

L'intersyndicale d'Air France se réunissait jeudi matin pour décider des suites du mouvement.

Parmi les syndicats d'Air France représentatifs, seule la CFE-CGC a clairement pris position en faveur du "oui" à la consultation, défendant une "proposition salariale avantageuse" pour les salariés.

Quant à la CFDT, elle s'est contentée de les appeler "à participer massivement à cette consultation et à s'exprimer sur l'avenir qu'ils souhaitent pour leur compagnie", sans autre consigne. Sa secrétaire générale, Béatrice Lestic, a indiqué à l'AFP qu'elle voterait oui, "à titre personnel".

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