"Air cocaïne" : 14 personnes, dont quatre Français, jugées en République dominicaine

Quatorze personnes, dont quatre Français, accusées de trafic de cocaïne entre la République dominicaine et le France, sont jugées, à partir de lundi 9 mars, à Saint-Domingue dans le cadre de l'affaire appelée "Air cocaïne".

Le 13 mars 2013, deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, leur passager Nicolas Pisapia et une quatrième personne, le "broker" (un apporteur d'affaires dans le jargon) Alain Castany, sont interpellés sur le tarmac de la station balnéaire dominicaine de Punta Cana à bord d'un Falcon 50, propriété du lunetier français Alain Afflelou. L'appareil est affrété par une société de location, SN-THS, basée à Bron près de Lyon (Rhône). Lors de leur intervention, les forces de l'ordre trouvent 680 kg de cocaïne dans l'avion répartis dans 26 valises.

Dans la foulée, une quarantaine d'agents des douanes, de la police anti-drogue et des services migratoires de l'île sont également interpellés.

"L'histoire s'est écrite sans nous"

Les deux pilotes, aujourd'hui assignés à résidence en République dominicaine après quinze mois de détention, ont toujours nié avec eu connaissance de la nature de la cargaison chargée à bord de leur appareil. "On a été arrêtés dans un gros coup de chalut qui devait emporter tout un réseau", souligne de son côté pour l'AFP Bruno Odos.

A mots couverts, les pilotes et leurs proches dénoncent une mise en scène destinée à redorer le blason d'une partie des forces de sécurité locales : "Nous n'avons jamais été auditionnés par les Dominicains. Seulement 10 minutes par la DEA (l'agence anti-drogue américaine). L'histoire s'est écrite sans nous".



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