Ail des ours et colchique : attention, la confusion peut être mortelle

Ail des ours et colchique : attention, la confusion peut être mortelle

Les autorités sanitaires appellent les promeneurs à la prudence. Attention à certaines plantes toxiques qui peuvent causer des intoxications parfois mortelles.

Dans quelques jours, les Français pourront certainement retourner marcher en forêt. Certains profiteront de ces promenades pour partir à la cueillette. Une activité qui impose certaines précautions pour éviter de se mettre en danger. Dans la région Grand Est, un homme d’une cinquantaine d’années est décédé d’une intoxication. Ce dernier a confondu l’ail des ours et la plante toxique, le colchique, au moment de la cueillette. L’ingestion de cette plante peut causer une intoxication en fonction de la quantité mangée. De plus, le risque toxique peut également être augmenté en cas d’interaction avec certains médicaments comme les antibiotiques de type macrolides et l’antivitamine K. Chaque année, le réseau des centres antipoisons enregistre environ 250 cas de confusion de plantes toxiques avec des plantes comestibles.

Suite à cet accident mortel, l’Anses et les centres antipoisons alertent sur les risques liés à cette cueillette. Ils mettent en garde le danger de confondre l’ail des ours avec des plantes sauvages toxiques. Souvent, l’ail des ours est confondu avec le colchique ou le poireau sauvage. Trois plantes qui poussent au printemps dans les régions de l’Est et en Occitanie. Quels signes d’alerte ? Comme le détaille l’Anses, les premières manifestations sont des troubles digestifs comme des vomissements ou des diarrhées.

Distinguer les plantes

Pour une cueillette en toute sécurité, il est donc impératif de bien différencier les deux. Afin de les distinguer sans faute, l’Anses donne des pistes. Concernant l’ail des ours, cette plante haute de 15 à 40 cm à maturité, présente une odeur caractéristique d'ail. Ses feuilles sont plus ou moins brillantes, ovales et pointues, portées par des tiges. Les feuilles de colchique sont elles plus rigides, sans tige avec un bulbe rond et foncé. 

À quoi faut-il être vigilant ? L’Anses recommande d’être certain de la plante que l’on ramasse et de bien vérifier l’odeur d’ail qui doit se faire sentir au froissage de chaque feuille. Enfin, il est conseillé de photographier chaque plante ramassée afin de faciliter l’identification en cas d’intoxication.