Aides aux entreprises : "Nous faisons preuve de la plus grande mansuétude", assure Bruno Le Maire

Sylvie Brossard gère une entreprise dans l’événementiel. Avec la crise sanitaire, elle a licencié trois salariés. L’État a refusé à la cheffe d’entreprise le fonds de solidarité au motif qu’elle a des contentieux avec le fisc. “Il y a beaucoup de grandes entreprises qui ont des contentieux fiscaux. Ce n’est pas parce qu’on a un contentieux qu’on est coupable. Il y a la présomption d’innocence”, affirme Sylvie Brossard au micro de franceinfo. “J’ai l’impression d’être de la chair à canon dans ce pays. C'est une honte”, clame-t-elle la voix tremblante. Le Maire en désaccord Christophe Le Vaillant n’a pas de contentieux, mais il a une dette fiscale. Il ne rentre pas dans les cases pour obtenir le fonds de solidarité. “Je n’avais pas de comptable, donc il faut remettre les choses en ordre”, concède cet autoentrepreneur en management, qui devrait bientôt toucher le RSA. "Je ne suis pas du tout d’accord avec ces propos. Je refuse cette idée d’acharnement du fisc contre les indépendants. Nous faisons preuve de la plus grande mansuétude. On ne cesse de faire évoluer le fonds de solidarité pour qu’elle corresponde au besoin", affirme le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, mardi 2 février, sur franceinfo.