Aide aux migrants : le militant Cédric Herrou définitivement relaxé

Source AFP
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En appel, Cédric Herrou avait été condamné à quatre mois de prison. 
En appel, Cédric Herrou avait été condamné à quatre mois de prison.

Suite et fin pour l'affaire du militant Cédric Herrou. Ce mercredi 31 mars, la Cour de cassation a rejeté un pourvoi du parquet général de Lyon. Une décision qui rend définitive la relaxe de celui qui est devenu un véritable symbole de l'aide aux migrants. Il était poursuivi pour avoir convoyé des migrants et organisé un camp d'accueil en 2016 dans les Alpes-Maritimes. Pour l'agriculteur de 41 ans, cette décision marque l'aboutissement d'une longue procédure jalonnée de trois procès et d'une saisine du Conseil constitutionnel, qui avait consacré en 2018 le « principe de fraternité ». « Cette décision met fin à l'acharnement du parquet à l'encontre de Cédric Herrou et permet de reconnaître enfin de manière définitive que celui-ci n'a fait qu'aider autrui et que, dans notre République, la fraternité ne peut pas être un délit », a réagi son avocate, Me Sabrina Goldman.

Devenu symbole de l'aide aux migrants en France, le paysan de la vallée de la Roya avait été condamné à une amende en première instance, puis à quatre mois de prison en appel en 2017. À l'occasion d'un premier passage devant la Cour de cassation, il avait saisi avec un autre militant le Conseil constitutionnel sur le « délit de solidarité » dont ils s'estimaient victimes. Cette démarche avait abouti en juillet 2018 à une décision historique des « sages » qui consacrait « la liberté d'aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire nation [...] Lire la suite