Aide active à mourir : les Français sont majoritairement pour

Selon un sondage Cluster17 pour « Le Point », 83 % des Français sont favorables à l’euthanasie. Entre 3 et 4 % se disent prêts à manifester contre une loi sur la fin de vie.

Des manifestants à Paris, le 4 avril 2023, contre la légalisation de l'euthanasie ou du suicide assisté.   - Credit:GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Des manifestants à Paris, le 4 avril 2023, contre la légalisation de l'euthanasie ou du suicide assisté. - Credit:GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Souhaité par Emmanuel Macron, piloté par la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention Agnès Firmin-Le Bodo, le projet de loi sur la fin de vie devait être examiné en conseil des ministres avant la fin de l'été. Raté. Si la ministre a bien rendu son projet dans les temps, son examen semble renvoyé aux calendes grecques. Ou, au moins, à 2024.

C'est en effet ce qu'a annoncé ce lundi 25 septembre Franck Riester, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, au micro de Sud Radio : une présentation devant le Parlement, « l'année prochaine », après un passage par le Conseil d'État puis en conseil des ministres. Un calendrier que confirme au Point l'entourage d'Agnès Firmin-Le Bodo.

Les associations s'impatientent

Jonathan Denis, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), une organisation soutenue par Line Renaud et engagée en faveur de l'aide active à mourir, s'impatiente : « Nous sommes en train d'assister à une radicalisation des opposants, qui profitent de ces hésitations au sommet de l'État pour se mobiliser contre le projet de loi. »

Une situation qui lui rappelle celle sur la loi sur le mariage pour tous sous François Hollande. « Ses tergiversations avaient conduit à la forte mobilisation des opposants alors que la société et les parlementaires étaient majoritairement favorables », poursuit Jonathan Denis, qui voit effectivement se multiplier les appels contre l'euthanasie et le suicide assisté.

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