A Ahun, une friperie-café-poussette pour susciter «l'échange»

Libération.fr
Rachel Juillet, propriétaire du commerce l'Art du troc, à Ahun (Creuse).

Il y a six mois, Rachel Juillet a racheté un fonds de commerce à Ahun, dans la Creuse. Un pari dans ce bourg de 1 500 habitants qui voit l'arrivée de plus en plus de «bobos parisiens».

«Vous voulez me présenter comme une grande gueule  rigole-t-elle. La grande gueule en question, c’est Rachel Juillet, grande blonde décolorée au large sourire, avec un dynamisme à toute épreuve. Voilà six mois que cette auto-entrepreneuse de 47 ans a racheté un fonds de commerce pour en faire une friperie-salon de thé, avec un espace dédié à la puériculture, dans le bourg d’Ahun, près de Guéret.Dans la Creuse, cette fameuse partie de la France située dans la «diagonale du vide» et qui, dans la bouche de nombreux Français, se résume à un cliché. «Les bobos parisiens, j’en vois de plus en plus, ils vous prennent de haut. Ce n’est pas une clientèle facile», concède la commerçante, pourtant née à Paris.

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Elle n’a pas atterri ici par hasard. Plus jeune, elle y a passé toutes ses vacances et de nombreux week-ends dans la maison de campagne familiale «pour se ressourcer et voir ses potes du coin», dont l’un deviendra son mari, avant de partir barouder dans le monde entier pendant cinq années en tant qu’animatrice avec le Club Med. «Sa plus belle expérience de vie», dira celle qui imitait alors Muriel Robin devant plus de 1 000 personnes. Point d’orgue du passage de «timide» à «grande gueule».«J’ai toujours dit que je viendrais habiter en Creuse. Je me suis dit que le jour où j’aurais des enfants, je me casse de Paris.» Elle tiendra promesse.

Business is business

A son arrivée, cette «hyper-démerdarde», qui a une formation d’origine d’architecte-designer de la très réputée Ecole Boulle, à Paris, n’a pas peur d’enchaîner les petits boulots. A l’usine, comme baby-sitter, femme de ménage, «toutou-sitting», caissière ou encore vendeuse. «Tant que je peux faire manger mes trois enfants et m’habiller, ça me va», (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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