Ahmed le Manchot, cerveau présumé des attentats de l’aéroport d’Istanbul

PHOTO : CAPTURE D'ECRAN

Selon les autorités turques, au stade actuel de l’enquête, les kamikazes de l’attentat qui a fait 44 morts et 230 blessés le 28 juin à l’aéroport Atartürk d’Istanbul étaient trois citoyens d’ex-URSS. Ils venaient de Russie, d’Ouzbékistan et du Kirghizistan. Et le cerveau de l’opération pourrait être Ahmed Tchataev, 36 ans, citoyen russe originaire de Tchétchénie “connu des services russes comme recruteur pour le compte de Daech et des Européens comme réfugié politique victime du régime russe”, nous informe le journal russe en ligne Lenta.ru, qui retrace le parcours d’Ahmed “le Manchot”.

Ahmed Tchataev n’a jamais cessé ses activités clandestines depuis 2003, et avait rejoint Daech il y a quelques années. Combattant indépendantiste en Tchétchénie dans les années 1999-2000, considéré comme “terroriste”, Tchataev est recherché par la police fédérale russe depuis 2003 pour “participation à des formations armées clandestines”. On ignore dans quelles circonstances il a fui la Fédération de Russie en 2001, mais il réapparaît en 2003 en Autriche, où il obtient le statut de réfugié politique, juste après le dépôt d’un mandat d’arrêt international contre lui par la Russie.

Quelques années auparavant, Tchataev a perdu un bras “au combat” selon la version officielle russe, “sous la torture infligée par les fédéraux”, selon l’intéressé. Il obtient ainsi le statut de réfugié à Vienne, où il s’installe avec sa femme et ses trois enfants. Dès lors, il entretient des relations avec le gouvernement indépendantiste tchétchène et en devient même premier vice-Premier ministre.

Maintes fois arrêté, jamais extradé

Dans les années qui suivent, Tchataev est plusieurs fois arrêté et condamné dans différents pays, qui refusent toujours l’extradition. En 2008, en Suède, il est condamné à un an et quatre mois de prison pour trafic d’armes. “Une peine symbolique”, estime Lenta.ru. En 2010, la division de lutte contre le crime organisé ukrainienne l’interpelle à la demande de Moscou. Là encore, l’extradition est refusée. Selon Lenta.ru, qui cite la radio allemande Deutsche Welle, Amnesty International est intervenu en faveur du réfugié politique.

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