Agriculture : le manque de saisonniers inquiète

Pour les fraises gariguettes, c'est la pleine saison mardi 13 avril. Les saisonniers étrangers, souvent marocains, sont interdits de voyage. Certains producteurs ont donc eu le plus grand mal à recruter, au point parfois d'arrêter la saison plus tôt que prévu. "J'ai eu des gens que j'ai embauchés, qui sont partis au bout de deux jours. Ça a été un yo-yo éternel de faire des contrats puis des papiers parce que les gens partaient", regrette Claudine Facci, productrice de fraises à Bourran (Lot-et-Garonne). La productrice estime qu'elle aurait pu faire jusqu'à 30 000 euros de chiffre d'affaires en plus. Des vols spéciaux affrétés La semaine prochaine, Claudine Facci, accueillera trois travailleurs marocains qui viendront l'aider, mais avec un protocole sanitaire très strict. "Le lundi, on fera le prélèvement quand ils arriveront, et sept jours plus tard, un autre", explique la productrice. De plus, elle devra leur assurer sept jours d'isolement, où ils ne pourront presque pas travailler. Une aide tout de même que les producteurs du Lot-et-Garonne ont dû négocier conjointement. Trois vols spéciaux avec des travailleurs avec PCR négatifs et un contrat de travail ont été affrétés pour eux. En temps normal, le département engage chaque année 1200 travailleurs étrangers.