Agriculture : en manque de main-d’œuvre, les maraîchers misent sur des travailleurs étrangers

Philippe Bon est producteur de fraises à Monteux, dans le Vaucluse. Mardi 13 avril, la récolte a commencé et il s’est entouré de personnes venues de l’étranger. Les conditions de travail difficiles n’attirent pas les travailleurs français. Par conséquent, ce sont des hommes venus de Tunisie ou du Maroc qui occupent le poste. Ils sont payés au SMIC horaire, mais avec les heures supplémentaires, leur salaire mensuel s’élève à plus de 2 000 euros nets pendant six mois. Une somme plus élevée que ce que toucherait Karim Saïdi s’il était resté en Tunisie. Un coût important pour pouvoir faire venir des travailleurs étrangers Philippe Bon s’est tourné vers cette main-d’œuvre, mais cela représente un certain investissement pour lui. Il a payé le voyage en avion, puis en autocar. "C’est 400 euros par personne. C’est un surcoût, mais c’est le prix à payer pour avoir du personnel", déclare-t-il. Dans le champ d’à côté, Ghislain Jean a fait d’autres choix. "On devrait être en train de planter des melons, mais faute de main-d’œuvre, on s’est focalisé sur la récolte de fraises pour le moment. Ça va occasionner des retards par la suite au niveau des plantations de melons", confie le producteur.