Agriculture : les campagnes manquent de vétérinaires

Le Limousin est une région de pâturage où les vaches se régalent. Olivier Chaumeil la connaît comme sa poche. Le vétérinaire sillonne ses routes depuis trente-cinq ans. Depuis peu, il est accompagné de Kenza Toukmidine, sa jeune stagiaire, étudiante de dernière année en école vétérinaire. Prise de sang, vaccin, souvent, c’est elle qui pique et ausculte. "L’idée, c’est de transmettre l’amour du métier, pour qu’il y ait des jeunes qui viennent s’installer ici ou ailleurs, si c’est ici tant mieux", affirme Olivier Chaumeil, qui exerce dans la commune de Ambazac dans la Haute-Vienne. "Il faut comprendre qu’ils ne veulent pas exercer le métier comme nous" Les campagnes manquent de plus en plus de vétérinaires. À la différence de Kenza, les jeunes diplômés préfèrent souvent les cabinets en ville. Les vétérinaires sont appelés pour des urgences de jour comme de nuit. Dans sa clinique, Olivier a recruté Kevin, qui s’occupe également de chiens et de chats. Il a négocié un week-end de garde sur trois. "Il faut comprendre qu’ils ne veulent pas exercer le métier comme nous, on l’a exercé (…) Quand j’ai commencé, c’était un sacerdoce", raconte le vétérinaire.