Agressions sexuelles sur le plateau de Saclay : comment les campus réagissent-ils ?

Grâce à des enquêtes internes - récemment menées par Polytechnique et Centrale-Supélec -, on connaît désormais l’ampleur des violences sexuelles commises sur le plateau de Saclay. Ainsi, à Polytechnique, une étudiante sur quatre a par exemple été victime d'une agression sexuelle durant sa scolarité.

"Je suis arrivée très ivre à la soirée, et un garçon de ma promotion m'a trouvée seule", commence Léa*, la vingtaine, et ancienne élève de Polytechnique. "Il m’a isolée et m'a fait boire encore plus. Et puis il m'a embrassé pendant super longtemps, alors que j'étais trop ivre pour réagir ou donner un vrai consentement...", poursuit la jeune femme. "Même si mes yeux disaient non, je n'arrivais pas à verbaliser ce non". Léa* a récemment terminé Polytechnique. Mais le traumatisme, lui, est resté.

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Des volontaires pour surveiller les événements festifs

Aujourd’hui, les étudiants sont déterminés à ce que ce genre de situation ne se reproduise plus. D'eux-mêmes, donc, ils s’organisent. À Centrale par exemple, certains se portent volontaires depuis cet hiver pour surveiller les événements festifs et intervenir, en cas de besoin. On les appelle les "staffeurs" : ce sont des membres d’une association de l’école, Ça pèse, engagée contre les violences sexistes et sexuelles. Ce jeudi soir, à 23 heures, c’est au tour de Gauthier d’endosser ce rôle pour la soirée de l’école. Il attend sagement à l’écart de la salle, brassard blanc...


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