Agression de Yuriy : 9 jeunes mis en examen dont 5 pour "tentative d'assassinat"

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Neuf jeunes ont été mis en examen dans la soirée de samedi par un juge d'instruction dans l'enquête sur l'agression mi-janvier du jeune Yuriy. Parmi eux, cinq sont poursuivis pour "tentative d'assassinat" et cinq ont été placés dans la nuit en détention provisoire.

Nouvelle étape dans l'enquête sur le tabassage du jeune Yuriy, mi-janvier, à Paris. Samedi 30 janvier, neuf jeunes ont été mis en examen par un juge d'instruction, dont cinq pour "tentative d'assassinat" et cinq ont été placés dans la nuit en détention provisoire.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une information judiciaire des chefs de tentative d'assassinat et complicité de tentative d'assassinat, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime et vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.

Quatre mineurs et un majeur ont été placés en détention provisoire, tandis que les quatre autres ont été placés sous contrôle judiciaire, selon une source judiciaire contactée par l'AFP.

Jeudi et vendredi, onze mineurs, âgés de 15 à 17 ans, et un majeur, âgé de 18 ans, majoritairement domiciliés à Vanves (Hauts-de-Seine), avaient été placés en garde à vue dans cette enquête, dont quatre qui s'étaient "spontanément présentés aux services de police", selon le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz.

Deux ont été relâchés vendredi sans poursuite à ce stade.

Un avocat de l'un des mis en cause contacté par l'AFP a indiqué samedi que "le degré de l'implication des neuf [était] très divers".

"Action collective violente"

Le soir du 15 janvier, Yuriy, collégien âgé de 15 ans, est conduit à l'hôpital dans un état grave, après avoir été roué de coups, alors qu'il se trouvait avec des amis sur la dalle de Beaugrenelle (un quartier aisé de la capitale), le toit aménagé d'un centre commercial du XVe arrondissement.

Le 22 janvier, une vingtaine de secondes d'images de son agression ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

On y voit une dizaine de jeunes en tenue de sport et blouson à capuche s'acharnant à coups de pied et de battes, ou de bâtons, sur une personne au sol, avant de l'abandonner.

Selon une source proche du dossier, Yuriy avait "un tournevis dans sa poche" lors de son agression. Selon le procureur de la République de Paris, les neuf mis en examen "sont soupçonnés d'avoir constitué un groupe afin de préparer une action collective violente à l'égard d'un autre groupe de personnes en réaction à une précédente rixe", le 10 janvier, dans le XVe arrondissement, qui fait elle-même l'objet d'une enquête distincte, et "d'avoir dans ce cadre commis des violences sur Yuriy et de lui avoir volé son téléphone portable".

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait dénoncé "une attaque d'une sauvagerie inouïe", tandis que plusieurs célébrités, dont le footballeur Antoine Griezmann et l'acteur Omar Sy, s'étaient émues du sort de Yuriy et lui ont apporté leur soutien. L'Élysée avait annoncé dimanche 24 janvier avoir eu "un échange" avec la mère de Yuriy, Nataliya Kruchenyk.

Avec AFP