Agression d'un instituteur dans l'Aisne: cinq membres d'une famille en comparution immédiate

AL
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Police (illustration)  - AFP
Police (illustration) - AFP

Cinq membres d'une même famille doivent être jugés en comparution immédiate mercredi. Ils soupçonnés d'avoir agressé un instituteur d'une école de Laon, inquiet de l'absentéisme d'un enfant de la famille, a indiqué ce mardi auprès du parquet. Le père de l'enfant et deux oncles devront répondre de violences aggravées sur la personne de l'instituteur.

La mère et la grand-mère sont également mises en cause, la première pour des menaces de destruction, la seconde pour violences envers la directrice de l'établissement, a précisé le procureur, Guillaume Donnadieu. Ils avaient été placés en garde à vue lundi.

Les faits se sont produits lundi matin à la suite d'un échange entre la mère d'un élève de maternelle et l'instituteur "qui faisait part de son inquiétude devant l'absentéisme" de l'enfant. La mère craignait, semble-t-il, une mesure relative à un placement", a précisé le magistrat.

"La violence a surgi"

Après cet échange devant l'école Hélène-Boucher, la mère est revenue accompagnée de ses proches pour demander que l'enfant leur soit restitué, ce que la direction a accepté mais en demandant une décharge.

"A ce moment, il y a eu incompréhension croissante et la violence a surgi", la famille pénétrant dans l'école et s'en prenant à l'enseignant, a détaillé le procureur.

L'instituteur, âgé de 59 ans et frappé à coups de pied et de poing selon son avocat, Me Alexandre Martin, s'est vu délivrer une ITT de deux jours. Selon Me Martin, les cinq personnes ont reconnu les faits en garde à vue. Aucun antécédent de violence n'avait été signalé par l'école pour cette famille.

Dans un communiqué, le préfet de l'Aisne Ziad Khoury, qui s'est rendu sur place, a dénoncé lundi "l'agression physique inacceptable dont a été victime un enseignant" et indiqué qu'un "message de soutien et de reconnaissance" du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer avait été transmis à l'établissement. Il a également appelé "à la plus grande fermeté face à de tels comportements inadmissibles, venant de l'entourage d'un enfant scolarisé dans cette école".

Article original publié sur BFMTV.com