Agnès Verdier-Molinié : “Face à l’envolée de la dette, le ‘quoi qu’il en coûte’ de Macron a ses limites”

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Capital : Pourquoi la hausse de notre dette vous paraît-elle si préoccupante ?

Agnès Verdier-Molinié : Pour faire face à la crise économique, la France a emprunté 1 milliard d’euros par jour en 2020. La dette atteint désormais 120% de notre produit intérieur brut (PIB). Certes, les taux d’intérêts sont faibles et donc, en ce début d’année 2021, son financement ne pose pas de difficulté majeure. Toutefois, en 2023 il faudra emprunter entre 180 et 200 milliards d’euros pour ‘la faire rouler’**. À ce moment-là, quel sera le niveau des taux d’intérêt ? Personne n’est en mesure de le savoir ! Aujourd’hui, la charge de notre dette représente une trentaine de milliards d’euros par an. Bercy a expliqué que si les taux d’intérêt atteignaient 4%, la charge de la dette grimperait à 80 milliards d’euros par an. En clair, la dette deviendrait potentiellement infinançable.

Capital : Un scénario qui, vous l’expliquez dans votre ouvrage, inquiète dans les couloirs du ministère des Finances….

Agnès Verdier-Molinié : Les hauts fonctionnaires qui travaillent dans le cœur du réacteur, notamment à Bercy, mais pas seulement, sont inquiets. La dette s’est envolée en 2020, et il n’y a pas d’argent magique. Le “quoi qu’il en coûte” du président Macron a ses limites. Surtout, ces serviteurs de l’État ont le sentiment que l’on dépense sans compter et que l’exécutif n’anticipe pas les répercussions pour les années à venir. Évidemment, ils ne peuvent que s’épancher en off. Impossible d’aller livrer de telles (...)

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