Agnès Thill, menacée d'exclusion de LREM, a voulu se faire rembourser ses frais d'avocat

Anthony Berthelier
French ruling La Republique en Marche (LREM) MP Agnes Thill arrives at the party headquarters in Paris on June 25, 2019 where she is to be heard by the party's dispute commission. - La Republique en Marche (LREM) MP Agnes Thill, whose exclusion has been requested by MP's after she made new statements against the PMA (ART-Assisted reproductive technology), is to be heard by a LREM party commission on June 25, 2019. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP) (Photo credit should read CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images)

POLITIQUE - “Je suis en train de dépenser l’héritage de ma fille.” Farouchement opposée à l’extension de la PMA pour toutes les femmes, la députée Agnès Thill revendique d’être une “voix dissonante” de la majorité, et entend continuer son combat pour éviter son exclusion de La République en Marche.

“Dans le dossier de griefs, il n’y a rien d’injurieux ni d’insultant. Ce qui est sûr, c’est que je suis déterminée parce que je ne comprends pas ce qui m’est reproché”, a affirmé l’élue de l’Oise, 55 ans, à sa sortie d’une audition de près de deux heures devant la commission des conflits du mouvement ce mardi 25 juin. Elle sera fixée sur son sort dans les six jours à venir. 

Pour cette nouvelle bataille, Agnès Thill était accompagnée d’un avocat. Une aide juridique qui commence à lui coûter cher, comme elle l’explique à L’Express. Alors pour éviter de continuer à avancer plusieurs milliers d’euros, elle a présenté la facture à l’Assemblée nationale demandant que ses frais soient pris en charge par l’État. Sans succès. 

“S’il fallait vendre ma maison, je le ferais!”

L’Express nous explique que l’usage veut en effet que le Palais Bourbon “prenne en charge les frais de justice des députés liés à leur fonction.” S’ils subissent une agression liée à leur mandat, précise par exemple l’hebdomadaire. Or, les députés-questeurs, chargés entre autre d’ordonner les dépenses de l’institution, ont fait valoir que “la demande d’Agnès Thill ne concerne pas son mandat.”

Une situation que regrette amèrement la principale intéressée. “Ils sont malins. Comme je suis convoquée devant la commission des conflits du mouvement, ils considèrent que mes frais d’avocat ne concernent pas la députée, mais l’adhérente. C’est une jolie pirouette”, déplore-t-elle.

Mais cette décision a beau mettre Agnès Thill dans la difficulté, elle n’entend pas pour autant arrêter son combat. Celle qui a demandé au déontologue de l’Assemblée si elle pouvait faire passer les honoraires de son avocat sur son avance de...

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