Agnès Thill étrille LREM après son exclusion, un "parti unique" et "sectaire", une "pensée unique"

Anthony Berthelier
Agnès Thill

Exclue de La République en Marche, Agnès Thill n’entend pas se laisser faire. La députée de l’Oise, farouche opposante au projet gouvernemental d’étendre la PMA à toutes les femmes, a fini par être débarquée ce mercredi 26 juin du parti de la majorité, en raison de “propos polémiques” et “pernicieux”, sanction qu’elle a jugé “scandaleuse”.

Déjà rappelée à l’ordre plusieurs fois, l’élue de 55 ans, n’a cette fois-ci pas échappé à la sentence ultime de la commission des conflits du parti présidentiel, que réclamaient plusieurs membres du gouvernement, de la majorité parlementaire et des associations LGBT.

“Exclue. La pression et le chantage auront eu raison de la bienveillance tolérance inclusion ouverture affichés par En Marche et La République en Marche à l’Assemblée. Rien dans ce dossier d’instruction ne justifie une exclusion. Cela s’appelle un délit d’opinion (sic)”, a tweeté la principale intéressée en relayant le document qui lui signifie son exclusion. 

L’élue s’est montrée encore plus virulente dans les couloirs de l’Assemblée nationale. “C’est uniquement mes pensées différentes sur la PMA pour toutes qui valent mon exclusion. Et que l’on ne vienne pas me dire: ‘Non c’est la façon dont vous le dites’”, estime l’ancienne directrice d’école qui tire à boulets rouges depuis des mois sur l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes seules, une promesse du candidat Macron.

“Aujourd’hui le parti sectaire, c’est nous”, a-t-elle également affirmé en citant les mots de Christophe Castaner qui étrillait alors le parti Les Républicains pour avoir exclu les ministres d’Emmanuel Macron issus du parti gaulliste. Au premier rang desquels...

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