Coronavirus - Agnès Buzyn : "En aucun cas, le ministère de la Santé n'a été lent"

L'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn répond aux questions de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

Semaine difficile pour l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn. Après sa cuisante défaite aux élections municipales à Paris, elle répond ce mardi aux questions de la commissions d'enquête de l'Assemblée nationale. Dans un premier temps, elle a lu un texte pour défendre «un service de santé exceptionnel bien loin de ceux qui en décrivent la faillite». «Nous sortons de la phase aiguë de l'épidémie mais nous devons faire face encore à beaucoup d’incertitudes.» «Je pense à tous ceux qui ont été touché par le deuil, la maladie, à tous ceux en première ligne, je pense évidemment au professionnel de santé, aux services de l’Etat, aux ministères, aux collectivités locales…Je pense aussi aux scientifiques, aux chercheurs», a-t-elle expliqué.

Je me dis : "mieux vaut commander des masques"

Interrogée par Brigitte Bourguignon, présidente de la commission d'enquête sur la gestion de la pandémie, elle s'est justifiée sur l'agenda des différentes déclarations contradictoires qu'elle a tenue en janvier. Médecin de profession, elle a expliqué avoir eu «une première alerte autour du 25 décembre, d'un blog en anglais sur un cas d’une pneumonie inexpliquée». Elle a alors adressé cette alerte au directeur général de la santé. Après l'alerte de la Chine et de l'Organisation mondiale de la santé, suite au premier décès rapporté en Chine, elle a informé «le président et le Premier ministre» le 11 janvier. «La prise de conscience évolue le 22 janvier quand l’OMS indique une transmission inter-humaine».

La veille, elle avait tenu une conférence de presse, dans laquelle elle déclarait : «Notre système de santé est bien préparé, les établissements de santé ont été informés et des recommandations de prise en charge ont été délivrées. Le risque(...)


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