Agent du fisc tué : Bercy et les centres des impôts lui rendent hommage

POLITIQUE - Un temps de recueillement. Une minute de silence a été observée ce mercredi 23 novembre à midi au ministère de l’Économie et dans plusieurs centres des impôts du pays, en hommage à l’agent du fisc tué deux jours plus tôt lors d’un contrôle chez un brocanteur de Bullecourt, dans le Pas-de-Calais.

L’hommage a été rendu en présence du ministre des Comptes publics Gabriel Attal, du directeur de la Direction des Finances publiques (DGFiP) Jérôme Fournel et de plusieurs membres des cabinets ministériels de Bercy. La minute de silence a aussi été respectée dans différents centres des impôts, dont celui de Rennes comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

« Travailler à la sécurité des agents »

Dans la matinée, Gabriel Attal avait aussi reçu les quatre syndicats représentatifs de la DGFiP au ministère. Les échanges ont duré plus d’une heure et le ministre « était plutôt à l’écoute », a commenté auprès de l’AFP Olivier Villebois pour la CGT Finances publiques. « Des groupes de travail vont être mis sur pied pour travailler à la sécurité des agents lors des contrôles fiscaux », a-t-il ajouté.

Les syndicats ont demandé au ministre de « porter une parole publique forte » contre le « fonctionnaire bashing » et pour renforcer le consentement à l’impôt, complète Anne Guyot-Welke du syndicat Solidaires Finances publiques. « On a eu confirmation d’un soutien psychologique poussé » pour les agents du centre dont dépendait l’agent tué, et de la réactivation d’une cellule d’écoute nationale mise en place pendant la pandémie de Covid-19, s’est-elle félicitée.

Interrogé sur France Inter mercredi matin, Gabriel Attal avait annoncé qu’il rencontrerait les syndicats pour « regarder ce qui peut dans l’organisation du travail, dans les règles pour les contrôles, être amélioré ou évoluer ».

Ludovic Montuelle, le fonctionnaire du fisc décédé, s’était rendu lundi vers 14 heures au domicile du brocanteur de 46 ans, en compagnie d’une inspectrice « pour effectuer une vérification de la comptabilité ». Au vu des éléments découverts sur place et du passif du brocanteur, le procureur d’Arras estime que l’acte pourrait avoir été prémédité. L’enquête, menée par la section de recherche de la gendarmerie des Hauts-de-France, est ouverte des chefs de séquestration et d’assassinat.

L’Assemblée nationale avait déjà observé mardi une minute de silence en mémoire de la victime, décrite par ses collègues comme une « figure rassurante, solidaire, un vrai chef d’équipe », selon Gabriel Attal.

L’ensemble des syndicats des finances publiques ont eux décidé de suspendre leur communication nationale de campagne dans le cadre des élections professionnelles (du 1er au 8 décembre) jusqu’à vendredi.

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