En Afrique, des voix s'élèvent contre la dépigmentation qui fait toujours des ravages

franceinfo Afrique
Une artiste camerounaise a publié le 18 juin 2019 une lettre ouverte aux industries du pays spécialisées dans la dépigmentation de la peau. Une tentative de plus pour sensibiliser hommes et femmes à ce phénomène qui, malgré ses ravages, demeure très en vogue.

La pratique a toujours le vent en poupe sur le continent, malgré sa dangerosité avérée. Le problème de la dépigmentation de la peau a de nouveau fait la une de plusieurs médias africains en juin 2019, après que la célèbre artiste camerounaise Mani Bella a posté un message destiné aux chimistes de son pays, spécialisés dans le blanchissement de la peau.

Sur son compte Facebook, la jeune femme tente de sensibiliser les Camerounais aux effets néfastes du blanchissement de la peau, qu'elle-même a expérimenté à de nombreuses reprises et regrette aujourd'hui. La pratique est dénoncée depuis des années en Afrique mais, plus qu'un simple phénomène de mode, attire énormément de femmes et reste ancrée dans les mentalités. Elle continue d'abîmer les corps, mais aussi les esprits, des femmes africaines.

Certains pays africains sont plus touchés que d'autres, comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou encore le Sénégal. A Abidjan, la capitale ivoirienne, plus de 53% des femmes âgées de 15 à 45 ans utilisent des produits éclaircissants dans le but d'obtenir une peau claire.

"Une honte pour le continent"

Dans une lettre ouverte adressée aux industries africaines spécialisées dans la dépigmentation de la peau, la chanteuse Mani Bella interpelle sur les conséquences néfastes des produits vendus quotidiennement aux Africaines. "Frères et sœurs chimistes, il est temps de valoriser la couleur noire. Rendez-la forte, belle, souple et brillante. Misez sur des compositions à base de produits bio (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi