Afrique du Sud: surprise du scrutin, le parti MK de l'ex-président Zuma conteste les résultats

En Afrique du Sud, la chute de l’ANC, au pouvoir depuis 30 ans, a fait place à un nouveau venu sur la scène politique : le parti uMkhonto we Sizwe, abrégé en MK. Mais derrière cette formation créée il y a six mois se trouve quelqu’un loin d’être un novice en politique puisqu’il s’agit de Jacob Zuma, ancien président tombé pour corruption en 2018. Le parti MK, arrivé troisième avec près 15% des voix, conteste les résultats des élections générales du 29 mai.

Le MK soupçonne des irrégularités. 25 petits partis l’ont rejoint dans ses réclamations. Le porte-parole du MK accuse la Commission électorale et l’ANC de détourner les ressources de l’État pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple et réclame un recomptage. Aucune preuve n’a été fournie durant la conférence de presse à laquelle assistait le président Jacob Zuma. L’ancien président de 82 ans est le visage et le chef du parti MK. Jacob Zuma s’est rendu au centre des résultats électoraux samedi 1er juin où il s’est exprimé pour la première fois depuis les élections.

L’arrivée de Jacob Zuma y fut un drôle d'événement avec d’abord des bousculades et de l’excitation. Puis un coup de froid avec des accusations très graves portées contre la Commission électorale, rapporte notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson. Le tableau des résultats électoraux s’est éteint pendant près de deux heures vendredi. Et pour Jacob Zuma, ce n’est pas un bug informatique. « Certains disent que les machines ont planté. Il n’y a pas de machines qui plantent. Les machines ont été manipulées. On le sait et on va le prouver. »

Demande de commission d'enquête indépendante


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