Afrique du Sud : l'industrie craint le pire avec la toute nouvelle taxe carbone

franceinfo avec AFP
Les dirigeants des entreprises les plus polluantes du pays voient d'un très mauvais œil l'instauration d'une nouvelle taxe pour lutter contre la pollution atmosphérique.

Le chantage n'a pas tardé. Partout en Afrique du Sud, l'industrie agite le spectre des licenciements et des fermetures d'usines à propos d'une nouvelle taxe carbone, malgré son faible montant, alors que le contexte économique est fragile.

Dans les mines, un secteur déjà en crise, "6 800 emplois directs et indirects" seront supprimés dans les deux prochaines années à cause du nouvel impôt, prévient la Chambre nationale des mines. A compter de 2023, la situation va encore se détériorer avec "environ 6 000 emplois perdus par an". La puissante organisation patronale Busa (Business Unity South Africa) dénonce, quant à elle, une taxe qui va "décourager les investissements étrangers et nationaux" dans un contexte déjà difficile de "chômage, pauvreté et inégalités".



"La taxe carbone : trop peu pour l'environnement ; trop pour le business", twittait la fédération patronale le 18 juillet 2019, affirmant s'inquiéter pour les "jobs". En Afrique du Sud, au moins 27% de la population active est sans emploi. Un taux qui dépasse 50% chez les jeunes. Pour l'entreprise Transalloys, fabricant d'alliages de fer qui emploie 400 personnes, réduire les émissions de CO2 est tout simplement impossible, affirme son PDG Theo Morkel. "Pour moi, la (...)

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