Afrique du Sud: un film sur le meurtre de l’anti-apartheid Dulcie September veut relancer l’enquête

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Plus de 30 ans après l’assassinat à Paris de Dulcie September, le documentaire Murder in Paris revenant sur l’affaire a été projeté mercredi 4 mai à la résidence de l’ambassadeur de France à Pretoria. Le 29 mars 1988, la représentante sud-africaine en France de l’ANC, le parti de Nelson Mandela, était abattue devant ses bureaux de cinq balles dans la tête. Alors que l’affaire a été classée sans suite par la justice française, et les auteurs du crime jamais formellement identifiés, les réalisateurs veulent la réouverture du dossier.

Avec notre envoyée spéciale à Pretoria, Claire Bargelès

Pour le réalisateur Enver Samuel, il est important que son film continue à circuler, pour accompagner la demande de réouverture du dossier auprès de la justice française :

« Il ne s’agit pas simplement de savoir qui a appuyé sur la détente, mais aussi qui a décidé de cet assassinat. La famille veut avoir toutes ces réponses, et savoir pourquoi il y a eu tout ce long silence. Je pense qu’aujourd’hui, il faut essayer de faire assez de bruit pour que l’affaire soit rouverte. »

Le documentaire suit l’enquête de la journaliste Evelyn Groenink et les liens supposés entre l’assassinat de Dulcie September et ses recherches sur les ventes d’armes françaises au régime de l’apartheid sous embargo.

Il peut donc être surprenant que la projection se déroule au sein de la résidence de France, mais pour l’ambassadeur Aurélien Lechevallier, la lumière doit être faite sur cette affaire :

« Il y a effectivement des soupçons qui concernent l’implication de certains services, pas seulement français mais également sud-africains. Moi, je crois qu’il faut être à l’aise avec tout cela, cela fait partie d’un travail de mémoire. Comme vous l’avez vu, sur le continent africain et ailleurs, la France est engagée sur ce travail de mémoire. Il faut être transparent, il faut être clair et il faut participer à ce travail avec tout le monde, pour que la vérité soit faite et que si possible toute la justice soit rendue. »

Selon Enver Samuel, la demande de réouverture du dossier devrait être à nouveau examinée par la justice française d’ici les prochaines semaines.

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