En Afrique du Sud, la difficile mission de rendre leur identité aux morts anonymes

franceinfo avec AFP

Au cimetière d'Olifantsvlei, près de Johannesburg, c'est la routine. Comme chaque mois, les pompes funèbres enterrent de modestes cercueils contenant des cadavres anonymes, note l'AFP. "Femme noire adulte", "Homme blanc adulte" sont les seules mentions visibles.

En Afrique du Sud, les morgues débordent sous l’afflux de corps qui ne sont jamais réclamés. Dans la seule province du Gauteng, la plus peuplée d'Afrique du Sud, où se trouve Johannesburg, un millier de personnes finissent chaque année dans les chambres froides sans que personne ne les réclame.

"C'est un chiffre incroyablement élevé", souligne le professeur Jeanine Vellema, qui dirige l'institut médico-légal de l'université Wits et supervise les 11 morgues publiques de la province. La seule solution : essayer d'identifier les défunts pour permettre à leurs familles de faire le deuil.

Cicatrices, scarifications tribales, tous les indices sont examinés

Dans la morgue de Hillbrow, où s'est rendue l'AFP, des volontaires de la faculté, présents deux jours par semaine, sortent ainsi un corps de la chambre froide, le transportent sur un brancard, laissant parfois derrière lui une mince coulée de sang, vers une pièce où pendant plusieurs heures, tous les indices pouvant aider à l'identifier vont être méticuleusement recueillis : empreintes digitales et dentaires, tatouages, scarifications tribales, cicatrices...

La tâche est cependant ardue. Beaucoup de ces corps sont ceux d'immigrés (...)

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