Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa interpellé par les parlementaires sur l'immigration illégale

Les parlementaires étaient réunis pour une session de question-réponse avec le président Cyril Ramaphosa. Celui-ci y répondait à distance et le premier thème qui a été longuement abordé fut celui de l'immigration clandestine. Son parti lui a demandé si des discussions étaient en cours avec les autres pays de la sous-région pour faire face à ce que l'ANC considère comme un risque pour la sécurité. Mais les partis d'opposition ont plutôt pointé la montée de la xénophobie dans les rangs du parti présidentiel.

Avec notre correspondant à Johannesbourg, Romain Chanson

Depuis quelques mois, des figures du Congrès national africain (ANC) s'illustrent par leurs déclarations à l'encontre des migrants illégaux. L'Alliance démocratique (DA), premier parti d'opposition, accuse l'ANC de chercher des boucs émissaires. John Steenhuisen, le leader du parti, a interpellé Cyril Ramaphosa.

« Monsieur le président, au lieu de résoudre les problèmes, votre parti pointe les gens du doigt. Votre silence sur ce sujet implique que vous validez cette politique du bouc-émissaire contre les étrangers. Donc je vous le demande Monsieur le président : êtes-vous d'accords avec vos collègues et camarades xénophobes ? »

« Nous ne sommes pas un pays xénophobe, et les responsables du parti que je dirige ne sont pas non plus xénophobes. Notre politique étrangère est admirée à travers le monde car nous avons pris des mesures progressives », répond le chef de l'État.


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