En Afrique du Sud, le Congrès national africain sauve la face

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994 débattait de son programme politique à Johannesburg. Deux mille délégués venus des neuf provinces du pays ont discuté des réformes à mener pour le pays et des transformations à opérer au sein du parti présidentiel.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson

« Vous pensiez assister à notre autodestruction, vous avez vu notre union » : voici en substance ce qu'ont répété les militants de l'ANC aux 450 membres de la presse accrédités.

Le parti historique est plus faible que jamais, miné par les factions rivales, les affaires de corruption et la perte massive d'électeurs. Très contesté dans certaines provinces, le chef de l’État Cyril Ramaphosa n'a pourtant pas subi durant ces trois jours de conférence l'opposition que les observateurs anticipaient. L'intéressé s'en est d'ailleurs félicité. « La conférence a envoyé un message clair à nos membres, à nos soutiens et aux gens de ce pays : malgré nos difficultés, malgré nos lacunes, l'ANC est toujours vivant », a-t-il déclaré.

Les jeunes du parti sont moins enthousiastes que le président. Tlangi Mogale reconnaît la bonne tenue de la conférence, mais elle redoute l'inaction des cadres de l'ANC. « Ces dix dernières années n'ont pas permis de mettre en œuvre toutes les mesures que l'on voulait. On apprécie nos leaders, mais on a l'impression qu'ils ne font pas assez d'efforts pour faire appliquer les mesures que l'on adopte », explique-t-elle.

Pour que ces recommandations se concrétisent, elles devront être votées lors de la conférence élective de décembre. C'est à ce moment-là que le parti devrait entrer en ébullition. Le président Ramaphosa y jouera son fauteuil de président.


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