Afrique du Sud: colère et déception au second sommet sur les violences faites aux femmes

AFP PHOTO / Rodger Bosch

En Afrique du Sud, la question des violences faites aux femmes fait l’objet d’un deuxième sommet présidentiel pour faire le point sur ce qui a été accompli depuis le premier rassemblement de ce type, il y a quatre ans.

Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Alors que le nombre de féminicides est cinq fois plus élevé dans le pays par rapport à la moyenne mondiale, le président Cyril Ramaphosa n’hésite pas à parler véritable « pandémie ». Un plan national a été développé depuis 2020, mais les associations et militants rassemblés mardi n’ont pas hésité à faire entendre leurs déceptions et leur mécontentement face au manque d’action.

Dans la salle, la colère et les frustrations sont palpables et les représentants de la société civile n’hésitent pas à bombarder de questions et de reproches les ministres du gouvernement présents sur scène. « Je suis contente de voir que des gens prennent la parole. Mais j’ai été dans je ne sais combien de consultations et sans une volonté et un engagement politique, sans que le secteur privé se sente responsable de financer la lutte contre les féminicides et les violences, je ne vois pas comment cela peut avancer », estime Thando Gumede, avocate et militante.

« Nous pourrions, et nous devrions faire bien mieux »


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