Afrique du Sud : le choix de centrales électriques flottantes très critiqué

Jacques Deveaux
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L'Afrique du Sud est malade de son électricité. Faute d'investissements, le réseau est sous-dimensionné et sensible aux aléas climatiques. Une sécheresse qui vide les barrages hydroélectriques ou une tornade qui met à terre des lignes à haute tension imposent des restrictions sévères. Afin de renforcer sa fourniture en électricité, le pays envisage d'installer des centrales électriques flottantes dans trois ports du pays. Elles doivent fournir 1 220 MW d'électricité au pays, l'équivalent d'un réacteur nucléaire de moyenne puissance en France.

Principal atout du système, il se contente d'une infrastructure réduite et se raccorde au réseau électrique en 90 jours. La centrale fonctionne soit au fuel lourd, soit au gaz, livrés par voie maritime ou terrestre.

Simple mais hors de prix

Le contrat est en cours de finalisation avec le spécialiste du secteur, la société turque Karpowership. Elle est propriétaire de la première flotte mondiale de centrales électriques flottantes. Depuis 2010, elle a construit 19 navires de ce type qui délivrent au total plus de 3 000 MW de puissance. Ses centrales sont déjà en place dans plusieurs pays d'Afrique, notamment le Sénégal et le Ghana.

Le système est une réponse rapide pour des besoins urgents liés, par exemple, à des catastrophes naturelles. Mais en fait, beaucoup de pays ont adopté cette solution pour du long terme. Elle n’impose pas d'investissement lourd et donc de recherche de financement.

Ainsi pour l'Afrique du Sud, le contrat (...)

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