En Afrique du Sud, la célèbre compagnie de bus Greyhound met la clé sous la porte

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Les bus longue distance de la compagnie Greyhound rentreront définitivement au garage ce soir ce dimanche 14 février. Sa petite sœur, la compagnie Citiliner, cesse aussi son activité. RFI a rencontré les derniers passagers à la gare routière de Johannesburg.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson

Les bus Greyhound et leur couleur bleue faisaient partie du paysage routier sud-africain depuis 1984. Ils traversaient tout le pays et reliaient même les capitales du Mozambique et du Zimbabwe voisins. Le groupe dit avoir souffert d'une concurrence acharnée et d'une baisse de la fréquentation liée au Covid-19.

Alors, avant d'embarquer pour un dernier voyage les passagers défendent une compagnie synonyme de confort et de fiabilité.

Tarifs d'adieu à 4 euros...

L'annonce de l'arrêt des lignes de bus, début février, a été brutale pour les salariés. Près de 700 emplois sont menacés, selon les syndicats. Pour les chauffeurs, c'est un week-end sans lendemain.

« Tu pars te coucher et au réveil, tu n'as plus de travail. C'est quoi ça ? Une si grosse entreprise... Je ne comprends vraiment ce qu'il se passe en Afrique du Sud », se désole Vusi. « Si on met de côté les restrictions sanitaires, je pense que ce qui a fait baisser le nombre de passagers, ce sont les pertes d'emploi liées au Covid », pense David.

La réflexion de fermer l'entreprise a été longuement mûrie, selon le directeur du groupe. La concurrence acharnée, l’attrait des compagnies à bas coût et les conséquences du Covid-19 ont précipité la chute de ces lignes.

Pour son dernier week-end, la compagnie proposait les mêmes tarifs qu'en 1984 au lancement de ses lignes de bus, soit 4 euros pour relier en sept heures Durban à Johannesburg.