Afrique : révélations sur "la guerre de l’ombre" des Etats-Unis

Laurent Ribadeau Dumas
Après la mort de quatre militaires américains et quatre soldats nigériens, tués au Niger en 2017, le Pentagone avait annoncé une réduction des activités de son US Africa Command (Africom), fort de 7200 hommes. La présence militaire des Etats-Unis sur le continent n’en reste pas moins massive, révèle le site The Intercept.

Visiblement, le continent africain est stratégique pour les intérêts des Etats-Unis face à la concurrence de la Chine (qui ne possède qu’une seule base à Djibouti) et de la Russie, explique The Intercept. Malgré les propos de Donald Trump sur les "pays de merde"… Le magazine en ligne fait ainsi des révélations en se basant sur des documents qu’il a pu consulter en vertu du Freedom of Information Act.

Washington posséderait ainsi 34 sites militaires disséminés sur tout le continent, "avec de fortes concentrations dans le nord et l’ouest comme dans la Corne" de l’Afrique. Des régions qui ont vu "de nombreuses attaques de drones et des raids discrets de commandos au cours de ces dernières années".

Dans le Maghreb…
La Libye, en proie à la guerre civile, est particulièrement concernée. Ce pays accueillerait ainsi "trois avant-postes" américains. Et aurait essuyé, depuis 2011 et l’éclosion des "printemps arabes", quelque "520 attaques de drones ciblant des militants d’al Qaïda et de l’Etat islamique". Des attaques pour lesquelles un avant-poste installé en Tunisie, "possiblement la base aérienne de Sidi Ahmed" à Bizerte (nord), aurait joué un rôle important ces dernières années. "Nous y faisons voler (nos engins), ce n’est pas un secret, mais nous sommes très respectueux vis-à-vis des Tunisiens", affirmait en 2017 le responsable de l’Africacom, cité par (...)




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