En Afrique, quand la République devient quasiment héréditaire

Jacques Deveaux
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A peine le décès de son père Idriss Déby Itno annoncé, Mahamat Idriss Déby a pris le pouvoir au Tchad. Le jeune général vient ainsi d'ajouter son nom à la liste des "fils de" qui, en Afrique, ont repris le flambeau de leurs pères, immédiatement après leur mort. Ici nous avons affaire à des Républiques et non à des royaumes. Or, tous ont en commun d'avoir été placés par leurs géniteurs au sein de l'appareil politique ou militaire. Une position d'attente idéale pour se forger un réseau et ainsi garantir au mieux la future prise de pouvoir.

Mahamat Idriss Déby, jeune général au pouvoir

Mahamat Idriss Déby a pris les commandes du Tchad à la tête d'une junte militaire le 21 avril 2021, à la mort de son père. "Président de la République" sans avoir été élu, le fils cadet de l'ancien chef d'Etat n'a pas laissé traîner les choses. Général quatre étoiles à seulement 37 ans, chef de la Garde présidentielle, qui est la clé de voûte du régime depuis trente ans, le pouvoir ne pouvait pas lui échapper.


A l'issue de la transition annoncée de 18 mois, il est fort probable qu'une élection de principe viendra conforter son installation. "Il occupe les fonctions de président de la République, de chef de l'Etat et de chef suprême des Armées", selon la charte de transition publiée mercredi 21 avril. "Il nomme et révoque les membres du gouvernement de transition" et désigne "les membres du Conseil national de transition", en charge de la fonction législative.

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