Afrique centrale : le spectre de la dévaluation de 1994

Par Le Point Afrique

Le franc CFA est fabriqué en France, à Chamalières (Puy-de-Dôme). 

ÉTUDE. L'agence de notation Moody's est catégorique : les pays de la sous-région ont encore besoin de la garantie de la France pour rassurer les investisseurs étrangers. Explications.


C'est une date qui est restée dans tous les esprits. Le 11 janvier 1994, à Dakar, la dévaluation du franc CFA était finalement tombée comme un couperet pour les quatorze pays membres de l'organisation. Un événement – historique – non seulement monétaire, mais également politique : Paris cédait une forme de souveraineté sans partage sur cette partie de l'Afrique, en admettant un pilotage à deux de la zone franc avec le FMI et la Banque mondiale.

25 ans plus tard, le même scénario pourrait-il se reproduire ? À l'heure où les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale souhaitent faire évoluer le franc CFA, présenté par certains comme une monnaie « héritée de la colonisation », quels sont réellement les risques de dévaluation qui pèsent sur les consommateurs et commerçants africains ? La monnaie, utilisée par 14 pays d'Afrique de l'Ouest et centrale pour un total de 155 millions d'habitants, est indexée sur l'euro et convertible avec la monnaie européenne. Les États utilisateurs doivent déposer 50 % de leurs réserves en France.

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Des arguments techniques

Alors que le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène, l'agence de notation américaine Moody's a dressé un premier rapport présentant des arguments techniques sur la question pour la zone de l'Afrique centrale. C'est-à-dire les six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac). «  Une modification du régime monétaire actuel pourrait entraîner une dévaluation de la monnaie et causerait beaucoup de perturbations (…) À court terme, une dévaluation perturberait et réduirait la soutenabilité de la dette extérieure. À long terme, l'effet d'un (...)

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