Présidentielle. Alpha Condé élu, la tension ne retombe pas en Guinée

Courrier international (Paris)
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Alpha Condé a été déclaré vainqueur samedi de l’élection présidentielle guinéenne dès le premier tour avec plus de 59 % des voix. Le voilà élu pour un troisième mandat. Un résultat que n’accepte pas son adversaire Cellou Dalein Diallo. Il avait annoncé sa victoire dès le lendemain du scrutin du 18 octobre.

La commission électorale nationale indépendante (CENI) de Guinée a transmis samedi 24 octobre les résultats du scrutin présidentiel du 18 octobre : avec 2, 438 millions de voix, soit 59,49 % des suffrages, Alpha Condé, candidat sortant, est réélu pour un troisième mandat. Son principal rival, Cellou Dalein Diallo, “candidat autoproclamé du scrutin dès le lendemain du vote”, note Africa Guinée, obtient quant à lui 1,373 millions de voix, soit 33,50 % des suffrages. Les dix autres candidats ne dépassent pas 1 %, ajoute le site.

Il s’agit d’un “troisième mandat controversé”, précise toutefois la BBC, rappelant que des “manifestations violentes” ont fait au moins 30 morts depuis le week-end dernier. Deux problèmes, explique le média britannique : d’abord, Cellou Dalein Diallo accuse son adversaire de “fraude à grande échelle”. Ensuite, ses opposants reprochent à M. Condé d’avoir violé la loi en ne respectant pas la limite de deux mandats imposée par la constitution. Lui affirme qu’un référendum constitutionnel tenu en mars l’autorise à se représenter.

Les partisans de Cellou Dalein Diallo, séquestré chez lui depuis mardi, “se sont fendus” d’un communiqué, constate le site Senego. Le document dénonce “un coup d’État constitutionnel” et appelle “les populations à se mobiliser pour défendre, par tous les moyens légaux, la vérité des urnes qui donne leur candidat vainqueur avec 53,84 %”. L’Union des forces démocratiques de Guinée prévient qu’elle va saisir la Cour

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