"Je suis Africain" de Rachid Taha "sort de manière posthume mais l'album était terminé de son vivant" : le musicien Toma Feterman raconte deux ans de complicité

Laure Narlian

Un an tout juste après sa disparition soudaine quelques jours avant ses 60 ans, Rachid Taha est de retour avec Je suis Africain, un onzième album à son image, joyeux, cosmopolite et fourmillant de bons mots. Ce disque, terminé en juin puis mixé et mastérisé en juillet 2018, était fin prêt lorsque le chanteur algérien, qui n'avait jamais obtenu la nationalité française, est mort d’une crise cardiaque dans son sommeil, le 12 septembre 2018. "Il ne s’agit pas d’un disque posthume", souligne Toma Feterman, réalisateur et accoucheur de ce dix titres. "Il sort de façon posthume mais c’est un vrai album réalisé entièrement du vivant de Rachid".


Tout commence en octobre 2015. Toma Feterman invite Rachid Taha au micro sur Baba, un morceau de son groupe La Caravane Passe. Les deux hommes ont tout pour s’entendre. Multi-instrumentiste surdoué, Toma, qui a aussi fondé le groupe Soviet Suprême, est comme son aîné adepte du grand mixe : jazz manouche, rap, fanfare balkanique, rock et électro, il mélange tout sans complexes.

Douze chansons improvisées dès le premier soir

"Rachid est venu chez moi enregistrer la voix de la chanson", se souvient-il. "Une fois l’enregistrement terminé, c’était le soir, il m’a dit : laisse tout branché. (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi