Afghanistan: Yannick Jadot appelle à l'accueil "sans limite" des réfugiés

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Yannick Jadot, figure de proue d'Europe Ecologie-Les Verts, eurodéputé et surtout candidat à la primaire écologiste, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin. Il s'est engagé en faveur de l'accueil des réfugiés fuyant l'Afghanistan.

De retour des Journées d'été organisées par Europe Ecologie - Les Verts ce week-end, le candidat à la primaire écologiste Yannick Jadot était ce lundi matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin pour RMC et BFMTV. Il s'est engagé sans ambiguïté sur la question des réfugiés afghans qui quittent actuellement ou cherchent à quitter leur pays reconquis par les talibans. Il a même appelé à aider à leur évacuation, voire à les accueillir "sans limite".

Jadot explique pourquoi il faut discuter avec les talibans

Le député européen a commencé par évoquer le régime instauré ou plutôt restauré par les talibans depuis huit jours à présent. "Il n’est pas question – pour moi, aujourd’hui - de reconnaître le régime taliban", a-t-il d'abord lâché, avant de répéter, les précautions rhétoriques en moins: "Il n’est pas question de reconnaître le régime taliban."

"Est-ce qu’on discute avec ceux qui détiennent le pouvoir à Kaboul – je ne vais pas dire ‘celles et ceux’ car les femmes sont effacées par ce régime? Oui", a-t-il toutefois concédé, explicitant aussitôt sa position: "Mais discuter pour quoi? Pour permettre l’évacuation des femmes, des filles, des hommes menacés". Des exfiltrations qu'il veut "bien sûr, sans limite".

"Des dizaines de milliers de personnes, pas plus"

Un appel à un accueil massif de migrants ayant toutes les chances d'être mal perçu dans le climat politique français du moment, il a tempéré: "Ce seront des dizaines de milliers de personnes, pas plus. Les femmes et les hommes qui fuient vont d’abord se retrouver au Tadjikistan, en Iran, au Pakistan." "Il nous faut à la fois garantir, aider à l’évacuation de toutes ces femmes particulièrement et de ces hommes menacés", a alors repris Yannick Jadot.

Le candidat à la primaire écologiste a ensuite dénoncé les déclarations et positions affichées par ses adversaires politiques sur cette question des évacuations et de l'asile à offrir à ces Afghans en partance.

"J’ai entendu Xavier Bertrand, Marine Le Pen, et le président de la République - au moment où vous aviez des gens tombant des avions car ils s’étaient accrochés au train d’atterrissage, où on sait ce que c’est que les talibans sur la question des femmes, des meurtres d’homosexuels - dire 'Ce ne sont pas des victimes mais des menaces’, je trouve que c’est une faute politique majeure'", a-t-il lancé.

Un appel à l'Union européenne

Mais selon lui l'outil à employer, le levier à actionner, n'est pas national. Il est européen. "Nous nous battons aujourd’hui pour que l’Union européenne active la directive de protection temporaire. C’est dans le droit européen. Ça nous permet d’accueillir ces groupes menacés", a ainsi indiqué Yannick Jadot qui, au-delà de la seule question de l'accueil, a étendu son propos: "Il faut aider les gens qui seront en Iran ou ailleurs pour qu’ils ne soient pas dans des camps de réfugiés de fortune."

Enfin, il a appelé à élargir ce secours européens aux ONG: "Il faut aider les associations qui veulent rester en Afghanistan, malgré le contexte, pour qu’elles restent au contact et aident ceux qui souffrent".

Article original publié sur BFMTV.com

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