Afghanistan: Washington aura les moyens d'empêcher une résurgence d'Al-Qaïda

S. V.
·2 min de lecture
Militaires américains en Afghanistan en août 2017 - WAKIL KOHSAR / AFP
Militaires américains en Afghanistan en août 2017 - WAKIL KOHSAR / AFP

Les États-Unis conserveront les moyens d'empêcher une attaque terroriste qui serait lancée depuis le territoire de l'Afghanistan, malgré le retrait de leurs troupes d'ici au 11 septembre décidé par Joe Biden, a affirmé dimanche le secrétaire d'État Antony Blinken sur la chaîne américaine ABC.

"Nous allons avoir les moyens de voir s'il y a une résurgence, une réémergence de la menace terroriste depuis l'Afghanistan. Nous serons capables de voir cela en temps réel et d'agir", a-t-il déclaré.

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Le chef de la diplomatie américaine défendait la décision annoncée mercredi par le président américain de retirer toutes les troupes d'Afghanistan d'ici au 20e anniversaire des attentats du 11-Septembre. L'Afghanistan avait alors servi de base arrière à Al-Qaïda pour lancer ces attaques contre le territoire américain, ce qui avait déclenché l'intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés.

"Nous allons repositionner nos forces"

"Nous allons repositionner nos forces et nos moyens et nous assurer que nous pouvons nous protéger d'une réémergence potentielle" d'Al-Qaïda en Afghanistan, a dit le secrétaire d'État.

Pour les responsables de l'administration Biden, la menace terroriste est aujourd'hui disséminée en de nombreux endroits du monde et plus seulement concentrée en Afghanistan. Ils rappellent également que les talibans se sont engagés à ne pas permettre à des mouvements hostiles aux États-Unis de se réinstaller en Afghanistan.

"Le président pense que nous devons regarder le monde d'aujourd'hui avec un prisme de 2021 pas de 2001", a-t-il dit. "La menace du terrorisme s'est déplacée à d'autres endroits. Et nous avons d'autres très importants sujets à notre agenda, dont notre relation avec la Chine, qui va du changement climatique au Covid. C'est là-dessus que nous devons concentrer notre énergie et nos ressources", a-t-il ajouté.

"Nous pouvons et devrions partir plus tôt"

Le départ d'ici au 11 septembre interviendra plusieurs mois après la date butoir du 1er mai inscrite dans l'accord conclu par Donald Trump avec les talibans en février 2020. L'ex-président américain a estimé dimanche que quitter l'Afghanistan était "une chose merveilleuse et positive", tout en déplorant que son successeur démocrate ait choisi la date du 11-Septembre.

"D'une part, nous pouvons et devrions partir plus tôt", au plus près du 1er mai, a écrit Donald Trump dans un communiqué. D'autre part, cette date "représente un événement et un moment très tristes pour notre pays et devrait rester une journée consacrée à la réflexion et au souvenir" des victimes, a-t-il poursuivi.

Article original publié sur BFMTV.com